Procès d'anticipation (écologie)

Ville de Malakoff

Pas si futuriste que cela… Pour ce débat organisé pour une fois, non dans le passé mais dans le futur, nous nous sommes mis dans la peau de citoyens français de 2030 afin d’envisager la crise écologique à l’aune d’impératifs toujours plus urgents

Selon les derniers rapports, nous ne parvenons pas à respecter les engagements de limitation et de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui ont encore augmenté de 0.6% en 2019. En 2030, il est probable que de nombreuses catastrophes naturelles et humaines aient encore dégradé l’écosystème planétaire.

Pour ce débat placé à l’aube de 2030, nous avons donc entrepris de lister les conséquences de l’inaction des pays pollueurs dans l’évolution de la crise écologique. En envisageant les solutions à apporter, nous avons tenté d’apporter deux suggestions d’avenir opposées. Un changement drastique de nos modes de vie comprenant des interdictions en termes de consommation et de production d’un côté. De l’autre, une transition écologique progressive tenant compte des problèmes de pauvreté et d’énergie.

In fine, le résultat fut sans appel : 79% des voix en faveur d’un changement drastique de nos modes de vie contre 21% pour une transition progressive. Ce genre de résultat ne se lit malheureusement pas dans les urnes réelles de la politique…

L’importance de ce que l’on pourrait appeler Procès de nos politiques environnementales résidait à la fois dans les arguments développés par les deux parties et dans le débat qui a suivi avec un public alerte sur le sujet. En effet, chacun avait son mot à dire, de constats dramatiques à des propositions de solutions individuelles et globales. Les élues présentes dans la salle ont également pu faire part de leur action au sein de la mairie pour lutter à leur échelle contre le réchauffement climatique notamment grâce au partenariat de la ville avec la commune sénégalaise de Ngogom pour des actions de solidarité écologique internationale.

 

Nous remercions la mairie de Malakoff et notamment la cellule Solidarité internationale qui a permis à ce procès de voir le jour, ainsi que le public présent qui s’est impliqué du début à la fin dans le débat.